Comprendre la nutrition entérale et les différents types de sondes

Un guide clair pour les familles d’enfants sous nutrition entérale à domicile
Lorsqu’on vous annonce que votre enfant va avoir besoin d’une nutrition entérale, de nombreuses questions peuvent surgir : qu’est-ce que cela signifie exactement ? Comment l’alimentation va-t-elle être administrée ? Et surtout, quelles sont les différences entre les types de sondes prescrites ?
Cet article a pour objectif de vous aider à comprendre simplement la nutrition entérale, ses indications et les principaux dispositifs utilisés, afin de poser un cadre clair et rassurant.
Qu’est-ce que la nutrition entérale ?
La nutrition entérale (NE) correspond à l’administration d’une solution nutritive directement dans le tube digestif, l’estomac ou l’intestin grêle, à l’aide d’une sonde nasogastrique ou d’un bouton de gastrostomie.
Elle est indiquée lorsque le tube digestif fonctionne, mais que l’enfant ne peut pas s’alimenter suffisamment par la bouche pour couvrir ses besoins nutritionnels, ou lorsque ses besoins sont augmentés. La nutrition entérale est le mode de nutrition clinique à privilégier dès lors que le tube digestif est fonctionnel, car elle respecte le fonctionnement physiologique de l’organisme¹.
Les formules administrées apportent l’ensemble des nutriments nécessaires à la croissance et au développement de l’enfant : énergie, protéines, lipides, glucides, fibres, vitamines, minéraux et eau.
À quoi servent les sondes de nutrition entérale ?
Les sondes de nutrition entérale sont de petits tuyaux souples, conçus pour administrer ces formules nutritionnelles sous forme liquide. Leur diamètre réduit et leur grande souplesse permettent une bonne tolérance, y compris chez le nourrisson ou l’enfant.
Il existe plusieurs types de voies d’abord. Le choix est toujours fait par le médecin, en fonction de la durée prévue de la nutrition entérale, de l’état clinique de l’enfant, de son âge et de ses besoins spécifiques2.
Les sondes naso-gastriques et naso-jéjunales
Les sondes naso-gastriques (et plus rarement naso-jéjunales) sont généralement utilisées lorsque la nutrition entérale est nécessaire pour une durée courte, en général de 2 à 3 mois.
Elles sont introduites par le nez, passent dans l’œsophage et descendent jusque dans l’estomac (ou le jéjunum pour les sondes naso-jéjunales).
La pose de ce type de sonde ne nécessite pas d’intervention chirurgicale et est le plus souvent réalisée par un infirmier.
La partie visible de la sonde est maintenue à l’aide d’un sparadrap, sur l’aile du nez, la joue ou derrière l’oreille. Même si la présence de la sonde peut surprendre au début, elle est généralement bien tolérée.

Les sondes et boutons de gastrostomie (et jéjunostomie)
Lorsque la nutrition entérale est nécessaire pour une période plus longue, généralement au-delà d’un mois, le médecin propose le plus souvent une gastrostomie2,3.
La sonde est alors mise en place à l’hôpital, directement au niveau du ventre, à travers un petit orifice appelé stomie.
Selon les besoins de l’enfant, la sonde peut être positionnée dans l’estomac (gastrostomie ou GPE), ou, plus rarement, dans le jéjunum (jéjunostomie).
Une gêne peut être ressentie dans les jours qui suivent la pose, mais celle-ci disparaît généralement rapidement. Ces dispositifs sont peu visibles sous les vêtements, ce qui facilite la vie quotidienne.
Après quelques semaines ou quelques mois, la sonde naso-gastrique peut être remplacée par un bouton de gastrostomie. Ce petit dispositif, situé à fleur de peau, permet de connecter la tubulure uniquement au moment de la nutrition. Dans certains cas, le bouton peut être posé directement.
Il est important de savoir que tout déplacement ou problème de la sonde ou du bouton nécessite une prise en charge rapide, car la stomie peut se refermer spontanément en quelques heures2,3.

Références
1. Bouteloup C. In: Quillot D et al, Question de Nutrition Clinique de l’adulte. Les éditions de la SFNCM (anciennement SFNEP) « Nourrir l’homme malade ». (2012).
2. Brusco S. et al. (2007). Comprendre la nutrition entérale. Guide d’information et dedialogue à l’usage des personnes malades et de leurs proches, p. 58. (Collection Guides SOR SAVOIR PATIENT).
3. SFNCM (anciennement SFNEP), Bouteloup C., Chambirer C. (2012). Guide de bonnes pratiques de nutrition artificielle à domicile
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